Les 60 meilleurs albums de la décennie: 40-31

40- Black Holes And Revelations / Muse
2006

Muse voulait être aussi grandiose que Queen et aussi profond que Radiohead. Certains diront qu’ils sont ambitieux, d’autres diront qu’ils sont prétentieux. Les deux clans auront raison. Cet album demeure encore aujourd’hui leur plus grande réussite, «Knights Of Cydonia» est toujours aussi épique 3 ans plus tard. Et quel clip!

39 – Franz Ferdinand / Franz Ferdinand
2004

C’est avant tout les riffs contagieuses de Franz Ferdinand qui se démarquent, plus particulièrement leur plus grand succès «Take Me Out». Un album divertissant du début à la fin. Bel hommage au «Anarchist Cookbook» sur la pochette aussi!

38- Kala / M.I.A.
2007

M.I.A. est dans une classe à part, tant pour sa musique que son histoire personnelle. Impossible de ne pas aimer «Paper Planes».

37- Amnesiac / Radiohead
2001

C’est vrai que Radiohead aura été incapable de faire un opus aussi réussi et complet que «OK Computer». Mais le fait reste qu’ils ont fait de la maudite bonne musique et «Amnesiac» fait partie du lot. Ils ont fait 4 albums dans la décennie, essayez de deviner combien figureront dans cette liste. En voilà un, à tout le moins.

36- Turn On The Bright Lights / Interpol
2002

Le premier, et meilleur, album de Interpol. Toujours triste de voir un groupe plafonner aussi vite. Si vous aimez Joy Division, procurez vous cet album. Si vous ne connaissez pas Joy Division, procurez vous des albums de Joy Division. Et ensuite, achetez cet album.

35- Sam’s Town / The Killers
2006

Voici un album qui a été ramassé par la critique, quaisement détesté de façon unanime…et moi je l’adore. Les Killers sont prétentieux mais ici, ça fonctionne. Sur leur album suivant, «Day And Age», par contre…

34- Graduation / Kanye West
2007

Parlant de prétentieux…Kanye West. Plusieurs diront que «College Dropout» est son classique, moi je préfère «Graduation». Des échantillonnages hallucinants de Daft Punk, Elton John, Steely Dan…du travail de pro.

33- Love And Theft / Bob Dylan
2001

Bob Dylan est un Dieu et, ici, Dieu est de retour avec un album impeccable. Probablement la dernière grande oeuvre de Dylan, c’est pas rien.

32- Mon Voyage Au Canada / Mononc Serge
2001

La diatribe de Mononc sur le plusse beau pays du monde est jouissive au plus haut point. Chaque province mérite sa chanson dans cet album concept décapant. Plaisir coupable. Ok, pas si coupable que cela.

31- Death Magnetic / Metallica
2008

Le retour en force de mon groupe fétiche mérite une place aussi haute dans mon classement. Ce que j’ai écrit à l’époque sur l’album au lendemaindebrosse: « L’attente est terminée. Les fans, les «vrais de vrais», attendaient l’album qui allait remettre Metallica sur la carte. Je l’attendais aussi. L’attente est terminée. Death Magnetic est arrivé. Les riffs qui sonnent comme des mitrailettes. Le retour de Kirk avec ses solos époustouflants. Un James Hetfeild menaçant qui arrête de chanter comme une pâle copie de Lynyrd Skynyrd. Les chansons épiques. Metallica est de retour. Et la plupart des fans sont satisfaits».

La liste jusqu’à maintenant:

60 – Gros Mammouth Album Turbo / Les Trois Accords (2004)
59- United By Fate / Rival Schools (2001)
58- Le Fil / Camille (2005)
57- Lateralus / Tool (2001)
56- The Director’s Cut / Fantômas (2001)
55- B.R.M.C. / Black Rebel Motorcycle Club (2000)
54- Mille Excuses Milady / Jean Leloup (2009)
53- Stankonia / Outkast (2000)
52- Peeping Tom / Peeping Tom (2006)
51- Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not / Arctic Monkeys (2006)
50- Highly Evolved / The Vines (2002)
49- Joyful Rebellion / K-OS (2004)
48- Vampire Weekend / Vampire Weekend (2008)
47- Since I Left You / The Avalanches (2000)
46- Maladroit / Weezer (2002)
45- Frances The Mute / The Mars Volta (2005)
44- Desert Sessions 9 & 10 / Desert Sessions (2003)
43- Saint-Panache / WD-40 (2006)
42- To The 5 Boroughs / Beastie Boys (2004)
41- These Are The Vistas / The Bad Plus (2003)
40- Black Holes And Revelations / Muse (2006)
39- Franz Ferdinand / Franz Ferdinand (2004)
38- Kala / M.I.A. (2007)
37- Amnesiac / Radiohead (2001)
36- Turn On The Bright Lights / Interpol (2002)
35- Sam’s Town / The Killers (2006)
34- Graduation / Kanye West (2007)
33- Love And Theft / Bob Dylan (2001)
32- Mon Voyage Au Canada / Mononc Serge (2001)
31- Death Magnetic / Metallica (2008)

Les 60 meilleurs albums de la décennie: 50-41

50- Highly Evolved / The Vines
2002

Un premier album marquant de ce groupe marriant la rage et le chaos de Nirvana avec une sensibilité pop à la Beatles. Malheureusement, le chanteur était un junkie défoncé et les Vines n’auront jamais atteint leur plein potentiel. Dommage.

49- Joyful Rebellion / K-OS
2004

Difficle de trouver du hip-hop plus intelligent que K-Os, plus particulièrement sur ce deuxième effort. Mélangeant les genres, K-OS nous donne ici de la musique fort sophistiquée en réponse au hip-hop bruyant et mysogyne.

48- Vampire Weekend / Vampire Weekend
2008

Dès leur arrivée, ce groupe est devenu rapidement le chouchou de la presse musicale indépendante. Difficile de résister à ces rythmes alliant le indie rock léché et le reggae festif. Reste à savoir s’ils seront capables de répondre aux attentes dans le futur…

47- Since I Left You / The Avalanches
2000

C’est du sampling de mur à mur, chaque particules jumelées ensemble font ce tout fort intéressant. Certains trouveront l’exercice froid et stérile, d’autres y verront un travail de moine. Je fais partie du deuxième groupe.

46- Maladroit / Weezer
2002

C’est le Weezer que je voulais depuis ”Pinkerton”. Un retour en force pour la formation avec des riffs qui décoiffent et un Rivers Cuomo en forme, tant par sa voix que par sa plume.

45- Frances The Mute / The Mars Volta
2005

Impossible mais vrai: The Mars Volta jouait à la radio en 2005. Grâce au succès inespéré ”The Widow”, l’excentrique formation de El Paso tournait dans les radios commerciales. Ce fût évidemment de courte durée mais quelle expérience!

44- Desert Sessions 9 & 10 / Desert Sessions
2003

Mené par Josh Homme des Queens Of The Stone Age, secondé par l’enivrante PJ Harvey, ce collectif s’est encore encabané quelque part dans le désert, s’est défoncé, et a pondu un album, encore une fois. Avec un résultat inégalé. Du plaisir plein les oreilles, plus particulièrement la sensuelle ”Make It With Chu” chanté par un Josh Homme ivre jusqu’aux oreilles.

43- Saint-Panache / WD-40
2006

Alex Jones et sa bande de vilains garnements avaient le potentiel de devenir ”big”…mais en vain. Si près mais si loin du but. Surtout à cause des écarts de conduite du chanteur. Ce retour, empreint d’émotion et de regrets, est un petit bijou d’album. Country, bluegrass, rock, tout y passe. Même un caméo de Marjo, on ne rit plus.

42- To The 5 Boroughs / Beastie Boys
2004

Cette lettre d’amour à la ville de New-York n’est peut-être pas aussi splendide que le film ”Mannathan” de Woody Allen, mais c’est un bel effort. Pour cet hommage post-11 septembre à la Grosse Pomme, les Beasties font un retour à l’ancienne avec une approche plus classique et c’est fort réussi.

41- These Are The Vistas / The Bad Plus
2003

The Bad Plus est un groupe qui, entre autres, s’amuse à refaire des classiques à la manière jazz instrumentale. Comme ”Smells Like Teen Spirit’ de Nirvana’. Hallucinant. Rien à voir avec les Lost Fingers.

La liste jusqu’à maintenant…

60 – Gros Mammouth Album Turbo / Les Trois Accords (2004)
59- United By Fate / Rival Schools (2001)
58- Le Fil / Camille (2005)
57- Lateralus / Tool (2001)
56- The Director’s Cut / Fantômas (2001)
55- B.R.M.C. / Black Rebel Motorcycle Club (2000)
54- Mille Excuses Milady / Jean Leloup (2009)
53- Stankonia / Outkast (2000)
52- Peeping Tom / Peeping Tom (2006)
51- Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not / Arctic Monkeys (2006)
50- Highly Evolved / The Vines (2002)
49- Joyful Rebellion / K-OS (2004)
48- Vampire Weekend / Vampire Weekend (2008)
47- Since I Left You / The Avalanches (2000)
46- Maladroit / Weezer (2002)
45- Frances The Mute / The Mars Volta (2005)
44- Desert Sessions 9 & 10 / Desert Sessions (2003)
43- Saint-Panache / WD-40 (2006)
42- To The 5 Boroughs / Beastie Boys (2004)
41- These Are The Vistas / The Bad Plus (2003)

Les 60 meilleurs albums de la décennie: 60-51

Après de nombreux déchirements, voici ma liste des 60 meilleurs albums de la décennie, à mon humble avis.

J’écoute beaucoup beaucoup beaucoup de musique. Trop. Est-ce que j’ai tout écouté dans la décennie? Évidemment non. Mais c’est mes préférés de tout ce que j’ai écouté. Une liste, c’t'une liste. Soyez bien à l’aise de partager avec la reste du monde vos choix. J’adore les listes, que vous voulez vous, je vais peut-être faire une liste de films si j’ai le temps.

Donc c’est ça. Il y a des chances que je découvre des choses géniales dans une semaine et que cette liste changera mais pour aujourd’hui, c’est ma liste. Mon top 10 est coulé dans le béton, c’est certain.

Au fait, pourquoi 60? La Presse a fait une liste de 30. Et cette liste est deux fois meilleur! Voilà!

60 – Gros Mammouth Album Tubo/ Les Trois Accords
2004

Une partie de moi aimerait détester ce groupe (quoique j’ai pas vraiment aimé le deuxième album) mais j’en suis incapable. Le premier opus du groupe absurde de Drummondville comporte des petits bijoux, ou, à tout le moins, des chansons que nos petits enfants chanterons autour d’un feu de camp.

59- United By Fate / Rival Schools
2001

Une étoile filante, le premier et dernier album de Rival Schools. Genre de grunge post-moderne, réalisation impeccable, la chanson «Used For Glue» te donne une claque en pleine tronche dès la première riff et on en redemande, en vain.

58- Le Fil / Camille
2005

Un album concept qui en est pas vraiment un. L’album commence avec une note qui sera maintenue jusqu’à la fin. On suit donc le fil. Ça paraît plus compliqué sur papier qu’en réalité. Un fichu bon album, concept ou non.

57- Lateralus / Tool
2001

L’album précédent, ”Aenima”, était dans mon top 10 des années 90. ”Lateralus” n’est pas à sa hauteur mais demeure extrêmement solide, plus particulièrement ”Ticks And Leeches” qui massacre votre chaîne stéréo avec le bass drum puissant comme une tonne de briques.

56- The Director’s Cut / Fantômas
2001

Recette pour un succès assuré: le génial Mike Patton, l’ancien batteur de Slayer (Dave Lombardo) et des relectures heavy metal de classiques du cinéma comme ”Rosemary’s Baby” et ”The Omen”.

55- B.R.M.C / Black Rebel Motorcycle Club
2000

Avec un nom de même, on s’attendrait à du gros rock sale genre Motorhead. Et non, c’est plutôt du brit rock classique à la sauce The Jesus & Mary Chain…venant de San Francisco! ”Love Burns”, l’hymne aux coeurs brisées, vient encore me chercher aujourd’hui.

54- Mille Excuses Milady / Jean Leloup
2009

Du Jean Leloup qui sonne comme du Jean Leloup…en 2009. J’adore. J’ai écrit, à propos de cet album, lors de sa sortie: « Ceux qui auront été déroutés par les délires du mode spoken-word dans Mexico peuvent se consoler, Leloup revient à une forme plus conventionnelle pour livrer ses textes (…)
Les chansons s’enchaînent à un rythme fulgurant, une heure parsemée de jams irrésistibles. Et les morceaux plus tranquilles, on pense ici à l’incontournable Morning, ne déçoivent pas. On peut entendre sur cette galette un homme dangereusement en forme. L’ineffable Babu disait l’autre jour que Leloup avait pris un coup de vieux. Si c’est le cas, au diable la fontaine de jouvence, je veux être vieux comme Leloup» .

53- Stankonia / Outkast
2000

Un album très ambitieux d’un groupe qui était fort dangereux au début de la décennie. Les gens se souviendront de Outkast par ”Hey Ya!” mais cet album était la preuve de l’immense talent de ce duo avant qu’ils deviennent une pâle copie d’eux-même. Impossible de résister à «Bombs Over Baghdad».

52- Peeping Tom / Peeping Tom
2006

Je vous ai parlé du génial Mike Patton? Euh, oui, il était déjà dans la liste avec son groupe Fantômas. Le voici maintenant avec Peeping Tom, délire trip-hop jouissif, avec en vedette une Norah Jones méconnaissable sur ”Sucker”.

51- Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not / Arctic Monkeys

2006

Relativement méconnus en Amérique, ce groupe a battu le record du plus de copies vendus en une semaine d’un premier album fait en Grande-Bretagne. Oui oui, même plus que les Beatles. Du indie-rock typiquement british, du bon rock qui fait hocher la tête et taper du pied. Leur record a été battu récemment par…Susan Boyle. Aargh.

La vie après la mort

Tiré d’une discussion que j’ai eu aujourd’hui…le sujet est à propos car le blogue est mort depuis deux semaines.

«Quand j’étais ti-cul et qu’on me faisait à croire à Dieu, au paradis, pis à toute…la vie après la mort me donnait la frousse. L’éternité était pour moi une grande source d’inquiétude, il faut bien que ça finisse un moment donné. Aujourd’hui, je ne crois plus à Dieu, au paradis, pis à toute…et la finalité me fait peur. Le peur du néant. Donc ma peur de l’éternel s’est matérialisé en peur de la finalité. Faudrait bien que je me branche un jour ou l’autre».

Décidément, je ne serai pas beau à voir quand j’aurai 30 ans.

Mépriser le public…pourquoi pas?

Vous avez vu la bande d’annonce de l’infopub du centenaire du Canadien et j’ai nommé le film «Pour toujours les Canadiens»?

On y voit le très très comédien Christian Bégin nous faire une crise, Sénateur Lapointe donner une leçon sur la persévérance et…zzzzzzzz…oh excusez moi.

Ceux qui me connaissent un tant soit peu savent que je suis un fervent des Glorieux, un adepte de la Sainte-Flanelle, un maniaque du Tricolore…mais pas question que je perde 8 piasses là dessus, on s’entend.

La grande première avait lieu la semaine dernière et, sans grande surprise, les méchants journalistes n’ont pas aimé. Il fallait donc s’attendre à une montée de lait du réalisateur et oh là là, on est pas déçu du résultat.

Lisons ce que monsieur Archambault avait à nous dire dans les pages du Journal de Montréal (j’ai mentionné que le film en question est distribué par TVA Films? Surprenant, non!?):

Ce sont des critiques plus intellectuelles, plus anti-commerciales, mais ils doivent savoir que leurs commentaires ont été reçus comme de l’eau sur le dos d’un canard. On fait des films pour le peuple, pas pour des journalistes. Mais ce sont les mêmes critiques qui ont dit que “De père en flic” n’était pas bon. Ces gens-là n’aiment pas les petits films pour la famille. Il y a certains clichés dans mon film et je les assume entièrement. Je sais que la population aime déjà, nous sommes en tournée des régions et j’ai déjà de beaux témoignages des gens qui ont aimé se souvenir de cette grande histoire des Canadiens.

Ah merde, où commencer?

Premièrement, j’adore comment le mot «intellectuel» est devenu une insulte dans notre société. C’est très révélateur, vous ne trouvez pas?

Deuxièmement, les commentaire glissent comme l’eau sur le dos d’un canard mais il prend quand même la peine de déchirer sa chemise dans le journal de la compagnie qui distribue le film. Tiens tiens, me semble que c’est la réaction inverse de quelqu’un qui en aurait rien à foutre.

Troisièmement, appréciez son ton indigné devant quelqu’un qui aurait osé ne pas aimer «De père en flic» (film qui a été d’ailleurs épargné par à peu près tout le monde, même le chroniqueur du Devoir n’a pas osé le planter…et pourtant!).

Monsieur fait des films pour le peuple! Le peuple avec un grand P! Le vrai monde. Alors, vos gueules, ok!? Un film fait pour le peuple est blindé, impossible de le critiquer, oubliez ça.

Quel plaisir grisant ce doit être d’être à l’abri de toute critique. C’est fait pour le peuple. Et le peuple a jamais tort. Euh, me semble. En fait, non, pas du tout, le peuple a souvent tort.

Monsieur Archambault en rajoute:

Je savais que j’allais être attaqué, mais je suis surpris du mépris de certains journalistes. Oui, ils ont le droit de critiquer, mais je débarque quand je sens du mépris envers les artisans d’un film et son auditoire.

Je m’excuse mais je me réserve le droit au mépris.

Ça me rappelle Guy Mongrain qui nous faisait la morale. «Ne méprisez pas ceux qui trippent sur La poule aux oeufs d’or»! Et pourquoi pas?

Oui, je vais mépriser les millions de gens qui écoutent ce show de gratteux signé Loto-Québec. Et je vais mépriser les gens qui prennent un plaisir à regarder des pitounes et des pitons étaler leur vie pathétique sous l’excuse de «jeux de séduction» à Occupation Double. Et je vais mépriser les gens qui pleurent devant des freak shows où on exploite des trisommiques pour vendre des cellulaires Videotron.

Et ça va me faire plaisir.

Monsieur Archambault et sa bande auront encore le loisir de vomir leur mécontentement dans les journaux de l’Empire face à la menace intellectuelle planant sur la province.

Et nous aurons encore la liberté de s’insurger devant le divertissement pré-digéré.

Et vous serez libre de mépriser ce texte.

 

Un mois, c’est long

Un mois, c’est long. Ça fait un mois que nous sommes à notre nouvelle adresse et pour l’instant, les choses vont bien.

C’est vrai que la dernière semaine a été forte tranquille, une semaine d’inactivité, c’est long mais le temps manque. On a cependant beaucoup de choses en banque: une série sur les changements drastiques dans le monde des médias, un top 60 des meilleurs albums de la décennie, bien des choses. Manque juste du temps.

Pendant ce mois j’ai pu constater, grâce aux nouvelles statistiques fournies par WordPress, qu’il y avait plus de gens qui visitent ce blogue que ce que je pensais. J’en suis très heureux.

Cette nouvelle option me fascine d’ailleurs beaucoup. Comme pourquoi il y a eu le double de visiteurs que j’ai régulièrement hier alors qu’il y avait absolument rien de nouveau sur le blogue? Pourquoi soudainement cet influx de gens? Nous le saurons jamais.

Une chose que je sais est la recherche la plus populaire menant les visiteurs vers ce site. Grâce à cette nouvelle option, je sais maintenant c’est quoi que les visiteurs recherchaient avant de venir ici.

La recherche la plus populaire? Je vous le donne en mille: Mike Ludano et les policières.

Et oui, c’est la scène de trip à trois ridicule écrite par l’Alexandre Dumas des temps modernes qui attire les foules. Ils ont dû être déçus pas à peu près lorsqu’ils ont constasté qu’il y avait aucune photo…

Le texte le plus populaire? Celui sur Gérard Deltell et le culte de la personnalité. Moi qui voulait dépolitiser le blogue, peut-être que je me suis trompé.

Parlant de Deltell, Taillon n’a duré qu’un mois. Un mois c’est une éternité lorsque vient le temps de régner sur l’ADQ. Deltell va trouver le temps long aussi. Si un mois c’est long, imaginez 3 ans dans le deuxième parti d’opposition, quel calvaire.

Ceux qui étaient tannés d’entendre parler de la grippe, bonne nouvelle: le Canadien a échangé Guillaume Latendresse. Peut-être que vous allez vous ennuyer de la grippe après 2-3 jours de, ahem, ”analyse sportive”.

Un mois, c’est long. Une semaine sans quaisement rien écrire, c’est encore pire. On recommence à se remettre en marche, question de finir l’année en beauté. Soyez du rendez-vous, peut-être que je vous parlerai encore un peu des escapades sexuelles du capitaine du National de Québec.

Faut bien satisfaire mon auditoire.

Flash tardif

J’attendais en ligne au guichet automatique hier et j’ai eu un flash.

J’ai trouvé le titre parfait pour un billet sur le règne désastreux de Gérald Tremblay à la mairie de Montréal. Un titre qui aurait eu du punch, parfait pour un billet explosif annonçant la fin certaine de Tremblay.

Or, voilà, je l’ai trouvé deux semaines trop tard. Il faudrait que j’attends quatre ans pour le ressortir et qui sait où nous serons dans 4 ans, Emmerich nous prédit la fin du monde en 2012, merde.

Et je peux pas sortir ce titre pour un article sur Labeaume, il est le favori de tous.

Alors, voici le titre, simple comme cela, héritage d’un texte qui n’aura jamais eu lieu et d’une bonne idée  arrivée trop tard.

Vous êtes prêt?

Ok.

Ahem.

*roulement de tambours*

«Chronique d’un maire indigne».

Eh, trop peu trop tard…

Tel que vu à la télé

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Si quelqu’un se demandait à quel point l’ADQ pouvait couler, on a maintenant la réponse: nous sommes rendu au point où Gerard Deltell est le messie.

Oui oui, Gerard Deltell, tsé chose, le journaliste.

Ça rappelle les produits bas de gamme de Canadian Tire avec l’autocollant «Tel que vu à la télé». Si on l’a vu à la télé, ça veut dire que c’est bon. Non!?

Dans quel monde Gerard Deltell, un ancien journaliste correct sans plus, peut être considéré comme le sauveur, même dans un parti aussi affaibli que l’ADQ?

Oh, vous voyez, Deltell faisait de la TiVi, il part donc avec une longueur d’avance. C’est devenu un réflexe. Ok, il était ordinaire comme journaliste. Ok, il a pratiquement aucune expérience parlementaire, pas assez d’expérience pour diriger un parti en santé, encore moins un parti sur son lit de mort…mais il a fait de la télé! Ça change tout.

Ce phénomène n’existe pas juste chez l’ADQ, il y a des gens qui croyaient fortement aux chances de Pierre Curzi, oui oui, PIERRE CURZI, de succéder à André Boisclair à la tête du PQ car, euh, il a joué dans un film de Denys Arcand.

L’électeur moyen est tellement en manque de sensations fortes qu’il est prêt à voter pour n’importe quel acteur de série B car, tsé veut dire, une veudette, c’t'une veudette.

Et si Deltell ne saute pas, vers qui on se tourne? Le gros cave des pubs de la Cage aux sports? Monsieur Shamwow? Roberto Medile? (quoiqu’il ressemble un peu trop à Gilles Taillon).

Le culte de la personnalité est bel et bien en vie. Tellement qu’on fait même le culte des gens avec aucune personnalité. Bonne chance mon Gerard, tu vas en avoir besoin!

La vidéo de la semaine: Norah Jones

Premier simple du nouvel album «The Fall» : «Chasing Pirates»

L’amour autrement

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C’est quoi l’histoire classique du film d’amour? Gars rencontre fille, ils sont amoureux, ils ont un malentendu, ils se retrouvent et vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Assez simple, non!?

Oh, on peut rajouter quelques détails ici et là, essayant (en vain) de berner le public en lui faisant à croire que tout cela n’est pas du réchauffé mais on retombe dans les vieux classiques du genre «le gars retrouve la fille à l’aéroport avant qu’elle parte» ou «grande déclaration à l’emporte-pièce sous la pluie». C’est du pareil au même.

Si vous en avez marre de vous faire conter les mêmes salades et que vous voulez redécouvrir l’amour au cinéma avec des oeuvres de grande qualité, voici deux suggestions.

Quiconque qui me connaît juste un peu sait que je suis un maniaque de Woody Allen. Je viens d’ailleurs de recevoir un livre de près de 500 pages tiré de discussions entre lui et son biographe à propos de son oeuvre. Merde, qu’est-ce que je fais ici alors que je pourrais dévorer cet ouvrage? ll y a toujours demain…

Bref, c’est certain que je suis généralement vendu d’avance à un film de Woody mais son dernier effort, «Whatever works» est un petit bijou de film, mettant en vedette l’inimitable Larry David, tête d’affiche de la série culte «Cache ta joie», qui fait d’ailleurs une très bonne imitation de Woody dans le rôle principal.

Woody est passé maître dans la description de l’amour compliqué depuis maintenant plus de 4 décennies. Et pourtant, il ne s’essoufle pas.

Dans «Whatever works»,  il met en scène un intello insupportable et pose la question: comment un être aussi cérébral (et pessimiste) peut aimer? La réponse: probablement pas. Et comment quelqu’un peut aimer ce pragmatique chronique chiant sur les bords? Réponse: c’est probablement impossible. Et pourtant, on assiste à une telle chose. Pour un certain temps du moins…

On parle de rédemption, comment quelqu’un peut changer. Comment quelqu’un veut changer. Tout ça pour aimer et être aimé un peu. Comment peut-on vivre une relation amoureuse d’égal à égal si on change entièrement ce qu’on est pour se conformer à ce que l’autre veut qu’on soit? Est-ce vivable? J’imagine, car on en connaît tous.

Le dénouement est un peu trop mielleux, surtout pour du Woody. Ils fêtent le nouvel an à la fin du long-métrage et je m’attendais quaisement à ce que la fin du monde arrive, tellement on est habitué au cynisme du mythique metteur en scène. Malgré tout, «Whatever works» pose une belle réflexion sur la nature humaine, avec les dialogues savoureux qui sont la marque de commerce du prolifique réalisateur.

Si vous connaissez Woody Allen, vous savez que son oeuvre phare demeure le magnifique «Annie Hall», un chef-d’oeuvre. «500 days of Summer» est le «Annie Hall» de 2009. C’est aussi bon que cela.

Dans un monde idéal, «500 days of Summer» est l’histoire classique. Gars rencontre fille, ils tombent amoureux, ils ont un malentendu, ils se retrouvent, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

Or, ce film n’est pas dans un monde idéal. Il est dans notre monde.

Gars rencontre fille. Ils se fréquentent. Gars est éperdument amoureux, la fille ne veut pas s’engager. Fille se tanne, le quitte. Gars veut la reconquérir, gars sera pas capable. Gars doit l’oublier.

Tout comme «Annie Hall», ce film est le testament d’une relation amoureuse complète, du début à la fin. Dans les films romantique, on ne voit jamais la fin. C’est le bonheur jusqu’à la fin des jours. C’est pas ça la vie, ce serait trop facile.

On nous balance alors des moments, des beaux, des moins beaux. Une autospie chirurgicale de la relation amoureuse comme on en voit rarement.

Le tout est pêle-mêle. On voit une scène où le gars (joué brillamment par Joseph-Gordon Levitt…heille l’ami Bastov, je te l’avais dit qu’il fallait le surveiller celui-là!) tente à tout prix de faire sourire sa copine (toujours irrésistible Zooey Deschanel) dans un Ikea, en vain. On se demande où ça mène tout ça. Scène suivante, tirée plusieurs mois plus tôt: les deux amoureux s’amusent follement dans un Ikea, dans le début de leur relation. On comprend. Il est à court de moyens pour faire renaître la magie, il ressort alors les vieux classiques. Elle va le laisser un peu plus tard dans la journée et même si c’est des personnages fictifs, ça nous brise le coeur.

Tout comme «Annie Hall>, tous les moyens sont bons pour faire sourire ou pleurer, incluant l’utilisation de dessins animés. On retrouve la même imagination, le mélange des styles, redonnant une nouvelle vie à la comédie romantique.

Rajoutez à tout cela une trame sonore incroyable mettant en vedette les Pixies, les Smiths, Feist, Hall and Oates et Carla Bruni, vous avez ici un film d’exception, le meilleur de 2009 à mon humble avis.

L’euphorie et la déprime. Le défi de la conquête et l’incapacité de reconquérir l’âme soeur. Et la douleur de réaliser que l’âme soeur n’existe pas, que le hasard est bien plus puissant que le destin.

Regardez ces films…impossible de ne pas tomber en amour.

«Whatever works» de Woody Allen, maintenant disponible en DVD et Blu-Ray. Voici la bande annonce

«500 days of Summer» présentement en salles, disponible en DVD et Blu-Ray en début 2010. Voici la bande annonce